J'y vais ou j'y vais pas ? Mais bien sûr que j'y vais ! Je t'aime, je ne vois pas pourquoi je ne viendrais pas ! Mais si par hasard tu changeais d'avis ? Si par hasard je n'étais pas comme l'idée que tu t'es faites de moi ? Si j'étais moins bien ? Si tu ne m'aimais pas ? Mais non c'est ridicule ! Tu m'aimes, tu me l'as dit ! Pourquoi je doute ? J'ai peur. J'ai simplement peur. J'angoisse. Ca fait maintenant deux mois qu'on correspond par mail. Les deux plus beaux mois de ma vie. Une erreur conne de ta part à l'origine. Je ne sais toujours pas à qui appartient cette adresse si similaire à la mienne mais soit cette personne ne sait pas écrire, soit tu ne sais pas lire. Je pencherais bien pour la deuxième, j'aime à te penser doué. Je me moque, je t'aime. Allez, je viens, j'arrive. J'ai hâte de te voir, de découvrir enfin tes traits, de pouvoir te toucher, t'approcher, te serrer dans mes bras. Je te parle tous les jours, je vais te voir et tu ne m'as jamais autant manqué J'ai besoin de toi, je ne comprends pas pourquoi. Je me suis accroché à toi, je ne sais pas comment. Depuis quelques temps déjà, notre relation ne me suffisait plus. Je n'osais pas t'en parler mais hier tu l'as fais.
"J'ai envie de te voir. J'en ai assez de te parler comme ça. Tu habites où ?" J'étais tellement heureux quand j'ai reçu ton mail ! Je n'y croyais pas, tu voulais me voir ! Tu avais autant envie que moi d'approfondir nos rapports ! Quelle surprise quand tu m'as dit que toi aussi tu habitais Magdebourg ! On a tout deux cru à une blague d'ailleurs ! On se parle depuis deux mois et on apprend qu'en faite on est peut-être voisin ! Mais on ne s'en est pas dit plus, mieux vaut laisser une part de mystère. Finalement, tu m'as donné rendez-vous au parc. Dans maintenant trois heures. Temps nécessaire pour que je me prépare ! Alors, je vais mettre quoi ? J'ouvre mon armoire et jette un coup d'oeil. Ca ? Non. Hop, par terre. Ca non plus. Ca non plus... Trop petit... Trop long... Trop court... Trop moche... Trop rouge... Trop pas mon style... Trop pas adapté... Trop transparent... Trop, trop, trop, trop ! Heureusement que je m'y suis pris en avance ! J'ai retourné toute mon armoire et rien ne va ! Je ne peux pas y aller mal habillé ! Je ne veux pas que tu sois déçu. Je veux que tu m'aimes encore plus quand tu me verras. Mon portable !
Bill : Nina ? C'est Bill. Aide-moi je t'en supplie, je le vois dans deux heures et je ne sais pas quoi mettre !
Nina : ...
Bill : Oui !! J'ai retourné toute mon armoire et il n'y a rien qui va !
Nina : ...
Bill : Non, ça ne va pas c'est au sale !
Nina : ...
Bill : Trop sex ? C'est vrai t'es sûre ?
Nina : ...
Bill : Merci ! Merci ! Merci ! Merci ! Je t'aime tu sais !!!
Nina : ...
Bill : Oui !!! J'ai trop hâte ! Bisous !! Merci !!!!
Je l'adore !! Qu'est-ce que je ferais sans elle ?! Allez, je vais me laver. Vite, vite, vite ! J'ai trop hâte de le voir ! Si ça continue, je vais lui sauter dessus si vite qu'il n'aura même pas le temps de voir ma tête ! Je grimpe sous la douche. Lavage intégral : cheveux + corps. Sortage, séchage, lissage, maquillage, habillage. Je me regarde dans la glace. Trop sex ? J'espère que tu as raison puce... J'enfile ma veste et mets mes chaussures. Je prends les clés et direction le parc. J'arrive mon amour ! Un pied devant l'autre, respire à fond, t'es trop sex, elle l'a garanti. Les mains dans les poches, pressé par le trac, je remonte la rue. Bientôt. A force de pas, de demi-tour, de reviendage et finalement de droit chemin, j'arrive enfin. On s'est donnés rendez-vous sur le banc au fond du parc. C'est parti ! Je traverse la verdure, passe par les jeux et tourne au coin de l'allée. Le banc entre enfin dans mon champ de vision. Et assis dessus...
Bill : T.. Tom ?
Oh non... Non ce n'est pas possible ! Mein gott, qu'est-ce qu'il fait là ?! Il va encore me frapper, je ne veux pas qu'il me frappe. Pas encore, pas maintenant, pas aujourd'hui !
Il va venir, je ne veux pas
le rater à cause de Tom ! Il lève les yeux vers moi. Merde ! Qu'est-ce que je viens de faire ?! Je lui ai parlé, il m'a vu !! Je suis fichu ! Je ne peux plus bouger. J'ai peur. Il se lève et s'approche de moi, l'air menaçant.
Tom : Qu'est-ce que tu fiches ici ?
Bill : Je... euh... je...
Tom : Répond !
Bill :
J'attends quelqu'un...Tom : T'attends quelqu'un ?! Ici ?! Aujourd'hui ?! Comme par hasard !
Je ne comprends pas tout mais apparemment, je ne suis pas le seul à avoir rendez-vous. Fait chier !
Tom : T'as rendez-vous à quelle heure ?
Pourquoi est-ce qu'il veut savoir ça ?
Tom : Si tu ne veux pas que je m'énerve Bill, tu as vraiment intérêt à ne pas ignorer mes questions !
Bill : Quin... Quinze heures...
Tom : Evidement ! Tu peux rester à côté. Mais si jamais tu me grilles mon coup, je te jure que demain t'es mort !
Je frissonne. Il n'est qu'à quelques centimètres de moi. Je vois la haine et le mépris dans ses yeux. Je vais me poser sur le muret à un mètre environ derrière le banc. Je ne veux pas qu'il ai à redire sur ma présence. Je ne dois plus exister. Il m'a laissé rester ! J'avoue que je n'en reviens pas ! Je me demande quel est son rendez-vous pour le mettre dans cet état-là, plus "gentil" que d'habitude... Quelle heure il est ? Trois heures moins dix.
Il ne devrait pas tarder à arriver. Je regarde Tom du coin de l'oeil en attendant. Il est assis sur le dossier du banc, sa jambe tremble. Il a l'air carrément stressé ! Je porte mon attention sur l'allée. Personne en vue. Peut-être qu'
il ne viendra pas ?! Non ! Pitié faites que non, je
l'aime, je veux
le voir !!!
Tom : Allo ?
Tom vient de décrocher son portable. J'entends bien malgré moi la conversation. Faire semblant de rien. S'il sait que j'entends je vais me faire rouer de coups et ça je ne veux pas. Pas aujourd'hui.
Tom : Non, il n'est pas encore arrivé.
? : ...
Tom : Non... J'ai peur qu'il ne vienne pas Andréas.
Andréas : ...
Tom : Je sais. Je pense aussi mais...
Andréas : ...
Tom : Oui je sais, je devrais lui faire confiance. Mais si jamais il était déçu ? Si jamais je ne lui convenais pas ? Si jamais il ne m'aimait pas ?
C'est étrange. Tom se pose les mêmes interrogations que moi... Serait-il amoureux lui aussi ? Non impossible ! Tom Kaulitz n'a jamais été, n'est pas et ne sera jamais amoureux. Pour lui, seule ne compte que sa petite personne. Il se lève et contourne le banc. Il est face à moi. Il pourrait me regarder.
Tom : Attends, c'était quoi déjà ?... Ah oui ! "Je n'osais pas te le dire, je suis content que tu l'ais fait. J'avais peur que tu ne...
Bill : ...partages pas mes sentiments...
Je viens de chuchoter ses paroles mais il m'a entendu. Il m'a vu. Ses yeux sont fixés sur moi. Je crois qu'il est dans le même état que moi à cet instant précis. Ce serait lui ? C'est lui ?! Tom est... Je m'élance. Je cours le plus vite possible pour lui échapper, pour sortir de ce cauchemar. Non Tom ne peut pas être... Ca ne peut pas être lui ! Lui je l'aime et Tom... Non ! Non ! Non ! Pourquoi ?!! Les larmes commencent à couler le long de mes joues. Je l'aimais ! Je suis tombé amoureux de Tom Kaulitz ! Le gars qui ne pense qu'à son cul et dont le passe-temps favori, quand ce n'est pas niquer, est de me tabasser avec ses potes ! J'entends des pas derrière moi. Non, ne me dites pas que... Une main se saisit de mon bras, me forçant net à m'arrêter. Cette main me retourne. Tom est face à moi. Mes yeux sont rivés sur mes chaussures. Les larmes continuent de dévaler mes joues. Ce n'est pas possible. Dites-moi que ce n'est pas...
Tom : Toi... C'est toi Bill ?
Je dis rien. Je ne bouge pas. Je suis complètement sous le choc.
Tom : Bill !
Il s'énerve. Faut que je réponde ! Mais c'était quoi la question ?!
Bill : Oui ?
Tom : C'est toi california11 ?
Mein gott ! J'en suis au point de non-retour. Il n'y a plus de possibilité de coïncidence. C'est bien lui.
Bill : Oui...
Il soupire. Je ne bouge toujours pas. Il se retourne et va mettre un énorme coup de pied dans une poubelle.
Tom : Pu-tain !!!!!!!
Plus de poubelle. Il l'a carrément démonté. Imaginer ce qu'une telle force peut donner sur un être humain. Imaginer ma douleur au moins un soir par semaine depuis trois ans. Il revient vers moi. Je ne fais rien. Pas un geste. Rien. Je ne respire même plus. J'attends. Que va-t-il se passer ? Il arrive devant moi mais repart aussi tôt. Il est tiraillé, ça se voit. Il aimerait me frapper pour se défouler mais il ne peut pas. Quelque chose l'en empêche. Il hurle.
Tom : Pourquoi toi ?!! Pourquoi faut-il que ce soit toi ?!! Tu sais combien il y a de jeunes à Magdebourg ?! Tu le sais ?!!! Pourquoi est-ce que ce n'est pas tombé sur la fille du principal ?!! Ou même le mec qui nettoie les trottoirs tous les matins ?!! Mais non !! Il fallait que ce soit toi !!!!!!
J'ai la confirmation de ce qu'il pense. Je suis pire qu'une merde. Il aurait préféré l'éboueur crasseux, puant et écoeurant qui nettoie la place publique ! Il s'approche de moi et pointe un doigt devant mes yeux.
Tom : Tu sais ce qui m'énerve Bill ?! Tu sais ce qui m'énerve plus encore que le fait que ce soit toi ?!!!! Ce qui m'énerve c'est que je pourrais très bien me casser et te faire ta fête demain comme d'habitude sans aucun remord ! Mais je ne peux pas !! Je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passer, comme si on ne s'était jamais parler parce que je suis tomber amoureux d'un putain de correspondant secret de merde !!!!!!!!! Je suis amoureux de la merde qui me sert de défouloir !!!!!! C'est pas possible !!! Il y a un problème !!! Il y a une couille quelque part !!!!
Je baisse la tête. Je pleure. Il va me frapper. Je suis une merde et il va me frapper.
Tom : Regarde-moi quand je te parle !!!
Je relève immédiatement le visage. Il me fait peur. Plus encore que d'habitude parce que je ne peux pas prévoir sa réaction. En temps normal, je sais ce que je dois faire ou ne pas faire mais là... Son portable vibre de nouveau. Je suis assez près pour m'en rendre compte. Il me fixe. La vibration continue. Il porte enfin sa main à sa poche et colle le téléphone à son oreille.
Tom : Quoi ?!!!
? : ...
Tom : Non il ne m'a pas posé de lapin !!!
? : ...
Tom : Non je ne suis pas énervé !!!!!!!!!!!!
? : ...
Tom : Oui on le connaît !!
? : ...
Tom : Non ça ne me fait pas plaisir !!!!
? : ...
Tom : C'est Bill !!!!!!!! Voilà, t'es content ?!!!!!
Il raccroche. Le pauvre au bout du fil en a prit pour son grade.
Tom : Faut que je réfléchisse. Toi, tu ne bouges pas de là. Si jamais tu n'es plus là quand je reviens...
Il s'éloigne. Encore des menaces... Il a besoin d'une garanti que je ne m'enfuis pas en courant. Je me baisse et me retrouve en tailleur en plein milieu de l'allée. Moi aussi je dois mettre mes idées en ordre. Je suis tombé amoureux de Tom. Cette idée me retire toute émotion. Je n'arrive pas à l'assimiler. J'aime plus que tout la personne avec laquelle j'ai correspondu pendant ces deux mois. Mais Tom... Je n'ai jamais cherché à savoir ce que je pensais de lui. Il me fait peur, c'est tout ce que je sais. Tom et lui sont deux personnes différentes. Ce n'est pas possible autrement. Tom est brutal et sans coeur. Il se fout de tout et de tout le monde. Alors que lui est doux, attentionné, drôle, romantique, intelligent, tolérant, compréhensif... Non, ce ne peut décidément pas être la même personne.
Tom : Viens, on va prendre un verre.
Je sursaute et me relève d'un bond. Je ne l'avais pas entendu arriver. Je le suis sans broncher. Prendre un verre ? Pourquoi faire ? Marcher derrière ce gars est épuisant ! Plus encore s'il est énervé. Il fait de grandes enjambées et avance comme s'il avait le feu au cul ! Il entre dans un bar. Je le suis. Il va s'asseoir à une table au fond. Je suis debout devant la chaise, je n'ose pas.
Tom : Assieds-toi, qu'est-ce que t'attends ?
Je m'assieds. Il n'a plus l'air enragé c'est déjà ça. Un serveur arrive. Tom commande un wisky. Je suppose qu'il a besoin de se calmer les nerfs. Il me demande ce que je veux. Ce que je v...
Bill : Euh... rien merci.
Tom : Bill. Commence pas à m'énerver, tu veux quoi ?
Bill : Un... un coca.
Le serveur s'éloigne pour revenir quelques minutes après avec notre commande. Tom commence à boire. Je me saisi de mon verre timidement. Je ne suis pas du tout à l'aise. Aucun mot n'a encore été échangé.
Tom : Je crois qu'une discussion s'impose.
Bill : Je le crois aussi...
Tom : Je t'ai dit comment je voyais les choses tout à l'heure. Je veux savoir ce que toi tu penses.
Bill : Je... Non Tom... Je ne...
Il tape du poing sur la table. Je sursaute.
Tom : Bordel de merde Bill ! Aie un peu d'assurance une fois dans ta vie ! T'en avais dans tes mails ! T'étais pas cette petite merde recroquevillée sur elle-même que tu es depuis que je te connais !!
Bill : Oui mais...
Tom : Quoi ?!! Mais quoi ?!! T'as peur que je te frappe si tu dis ce que tu penses ? En temps normal t'aurais raison, mais là je vais faire un effort si besoin est.
Bill : Je... D'accord.
Je bois une gorgée de coca. Courage Bill. De toute façon tu n'as pas vraiment le choix.
Bill : Je n'arrive pas à croire que ce soit toi. Je veux dire... Lui il est...
Tom : Moi.
Bill : Pardon ?
Tom : Pas lui. Moi.
Bill : Oui... Ce que je veux dire c'est que je ne te reconnais pas dans tes mails. Jamais je n'aurais pensé à toi hier quand tu m'as dit que tu habitais Magdebourg. Je sais pas tu étais gentil, attentionné... Doux... Calme...
Tom : L'inverse de ce que je suis.
Bill : Oui... Mais en même temps je me dis que quelque part, tu dois être comme ça. A moins que tu ais décidé de t'amuser avec le gars qui a presque la même adresse que ton pote.
Je vois ses mâchoires se crisper. Oh oh... Du calme...
Tom : Je ne m'amusais pas. Et ce qui se passe maintenant m'amuse encore moins.
Il a dit ça d'une voix froide. Cette histoire le touche vraiment alors ?
Tom : Bill... Est-ce que tu as des... sentiments pour moi comme tu me l'as dit ?
Bill : Je suis tombé amoureux de lui. Enfin de t... c'est compliqué. Mais tout ce que j'ai dis dans mes mails je le pensais.
Tom : Moi aussi...
J'ai une idée. J'espère qu'il va être d'accord. Je me lève et vais voir le barman.
Bill : Excusez-moi. Est-ce que vous auriez une feuille et un crayon s'il vous plait ?
Il me les tend et je retourne m'asseoir. Tom me fixe. Je ne lui dis rien. Après tout je dois prendre de l'assurance, non ? Je prends le crayon et écris.
Salut ! Excuse-moi pour aujourd'hui je suis vraiment désolé, je ne voulais pas te planter comme ça mais j'ai eu un empêchement je n'ai pas pu venir. J'espère que tu ne m'en veux pas trop. Si tu savais comme je suis dégoûté ! J'aurais tellement voulu te voir !! Je t'aime ! Je t'embrasse.
Je tends la feuille et le crayon à Tom. Il lit ce que j'ai écrit et me regarde d'un air interrogateur. Je lui fais signe de répondre.
J'ai un peu attendu comme un con pendant deux ou trois heures mais c'est pas grave. T'aurais quand même pu prévenir !
Je reprends la feuille et la lit.
Bill : Tom ! Tu pourrais faire un effort !
Il hallucine je crois. Moi aussi d'ailleurs. Comment je lui ai parlé ! Mais il ne dit rien.
Tom : Quoi c'est vrai ! Il aurait pu prévenir ça se fait pas ! Je déteste qu'on me prenne pour un con !
Il dit ça d'un air renfrogné tout mignon. Je lui souris. Je suis un peu choqué. On s'entend bien pour l'instant.
Je sais. Tu m'en veux, je suis désolé. Vraiment je te jure j'aurais aimé te prévenir mais je me suis dit que si je te l'envoyais ce matin tu ne l'aurais pas à temps donc je ne l'ai pas fait. J'ai pas envie que tu m'en veuille je t'aime... Je suis désolé...
Il regarde et sourit. Je crois qu'on ne parlera plus directement pour l'instant. Seule compte la feuille. Quelle bonne idée j'ai eu.
Bon ok. On va dire que je ne t'en veux pas. Tu t'en veux déjà trop toi-même. Et puis après tout, je t'aime aussi. Et quand on aime...
Il relève la tête vers moi et plonge ses yeux dans les miens.
...le reste ne compte pas. Je pense qu'il est temps de faire vraiment connaissance. Je veux que tu saches qui je suis. Je m'appelle Tom et je suis un enfoiré. Je frappe les lavettes à la sortie du lycée, je me tape plein de filles juste pour me vider les couilles, je picole, je fume, je me révolte face à mes parents et mes profs... Mais au fond je suis celui que je t'ai présenté. J'espère que ton regard sur moi ne va pas changer. Je t'aime. Tom.
J'en ai presque les larmes aux yeux. Allez !
Si tu es vraiment celui que je connais alors rien ne changera. Tu as été sincère avec moi, à mon tour de l'être. Je m'appelle Bill et je suis ce que tu appelles une lavette. Pire que ça, je suis une merde. Je me laisse frapper à la fin des cours parce que je ne suis pas assez courageux pour faire quelque chose. On me frappe d'autant plus que j'ai l'air d'une fille et venant d'un garçon, ça passe mal. J'ai de bonnes notes en cours, je n'ai de toute façon que ça pour espérer réussir dans la vie. Je ne suis qu'un pauvre gars mais en réalité, je suis celui que je t'ai présenté. Grâce à l'écran, je me sentais en sécurité face à ce que tu aurais pu être : un autre bourreau. Moi aussi je t'aime et maintenant je dois t'avouer que j'ai peur de savoir si tu comptes me réserver le même sort qu'aux autres lavettes.
Même si je le voulais je ne pourrais pas. Parce que je t'aime Bill la lavette...
Deux verres et quatre feuilles plus tard, nous rigolions tous les deux comme si nous nous étions toujours appréciez. Je lui ai pardonné et j'ai pris cette assurance que me donnait l'écran tandis que lui s'est plus ouvert à moi et a oublié la petite merde qui maintenant n'existe plus.
Bill : Va falloir que je rentre Tom. Tu m'excuses.
Tom : Je te raccompagne.
Il fait nuit maintenant. Je mets ma veste pour avoir un peu plus chaud et me dirige vers chez moi, Tom à mes côtés. Le retour se fait en silence. Arrivé devant ma porte, je me tourne vers lui.
Bill : Bon ben...
Tom : Reste comme ça. Ne change plus maintenant.
Bill : Même chose pour toi.
Je lui souris. Il s'approche de moi et pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Qui l'aurait cru ? Tom Kaulitz m'embrasse. Je savoure ce baiser. Sa langue demande un accès accordé à ma bouche et vient rejoindre la mienne. Elles se cherchent et se caressent. Doucement il se détache de moi.
Tom : Je t'aime Bill. Et maintenant que j'ai trouvé celui que j'étais venu voir dans le parc, je tiens à te dire que je ne suis pas du tout déçu. T'es beau mon coeur.
Il m'embrasse de nouveau, laissant courir ses mains sur mes hanches, et s'éloigne.
Tom : Bonne nuit.
Je n'ai pas bougé d'un centimètre. Il... Il... Il a... Il a dit... Dans un sursaut de lucidité je me reprends avant qu'il ne tourne à l'angle de la rue.
Bill : MOI AUSSI JE T'AIME !!!!!
[
Hey hey !!!!
Alors les amis qui ne l'avait pas lu ?!! Qu'est-ce que vous en dîtes ?]